La nouvelle exposition de l’artiste belge Ann Veronic Janssens se déroule actuellement au Wiels, un lieu où je ne m’étais jamais rendu et qui s’avère être un superbe lieu d’exposition, extrêmement vaste et lumineux. Remarquable.
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Janssens est une artiste que l’on pourrait lier au courant minimaliste mais qui s’avère être bien plus que cela. C’est avant tout une artiste cherchant à « matérialiser », à « saisir » l’imperceptible. Ses oeuvres vont alors faire appels à nos différents sens, créant directement et indirectement – par la perception de l’espace d’exposition qui s’en trouve changé – des ressentis chez le visiteur.
La première pièce dans laquelle nous pénétrons est simplement occupé par un écran sur le quel est projeté une lumière blanche au rythme saccadé et savamment étudié, provoquant tout d’abord éblouissement puis fascination.

Je laisse de côté ses quelques vidéos et sculptures pour décrire rapidement d’autres installations de ce genre. Une des pièces est éclairé par des diodes passant de façon irrégulière et très rapide au rouge et au bleu. L’effet est saisissant. Après quelques instants passé sous cette lumière la perte de repère était total, m’empêchant de repérer correctement les murs m’entourant.
Dans la même esprit était spécialement installé sur le toit du Wiels une pièce remplit de fumée blanche très épaisse et inodore. Impossible de voir à 10 centimètres. Mais le plus intéressant résidait dans l’éclairage de l’installation. Le pièce était en réalité un caisson en plastique épais et multicolore. Le soleil traversais les parois et colorisait la fumée d’une couleur différente en fonction de la zone ou nous nous promenions. C’était en quelque sorte un magnifique et incroyable voyage à travers les couleurs de l’arc en ciel.

Mais ses expérimentations touchaient également au son, avec par exemple une isolation par petits groupes dans une chambre anéchoïque et faisant entrer chacun dans un bruit sourd et permettant – d’après certains – d’entendre son corps – sons grave pour le coeur, aigu pour le système nerveux – même si personnellement je n’ai pas vécu cela. Une autre pièce était au contraire emplit d’une fréquence dont les longueurs d’ondes correspondaient aux dimensions de la salle elle même. Le moindre déplacement au coeur de la pièce créait des interférences distinctement perceptible amenant à la création de ce qui était appelé un véritable « paysage sonore ». Bluffant.
Je n’étais pas forcément au plus tranquille pour apprécier les oeuvres (forcément un groupe de 50 étudiants a débarqué en même temps que moi et même si l’expo est grande, ca prend de la place) ou disposer du temps dont j’aurais voulu mais dans l’ensemble j’ai vraiment apprécié et été interessé par les diverses recherches de l’artiste.

Exposition visible du 05.09.2009 au 06.12.2009



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[...] artistes belges ayant ou ayant eu récemment de grandes expositions dans le plat pays. Je pense à Ann Veronica Janssen au Wiels de Bruxelles dont j’ai parlé dans l’article précédant et à Edith Dekyndt au Grand [...]