Biennale d’art contemporain de Lyon – Une Terrible beauté est née

Une terrible beauté est née…

Un nom magnifique, remplit d’une promesse aussi fragile que terrifiante.

Avec un tel titre, extrait d’une poésie de Yeats, que pouvait-on espérer rencontrer en parcourant la 11éme Biennale d’Art Contemporain de Lyon ?

Une jeunesse exubérante ? Des œuvres extravagantes ? Des interventions frêles et sensibles prêtes à exploser ? Une puissance difforme mais porteuse d’espérances nouvelles ? Des possibles précaires et des intuitions audacieuses en tout sens ?

Malheureusement…

Si la Biennale de Lyon souffre généralement d’une rumeur publique défavorable tendant à la faire passer pour un évènement décevant et en deçà de ses ambitions, nous n’allons malheureusement pas aller à l’encontre de ces médisances persistantes…

Des quatre lieux d’expositions proposés au public nous n’en retiendrons qu’un seul à savoir celui du Musée d’Art Contemporain. Cette exposition s’ouvre sur la très belle œuvre de Gabriel Serra « Le jour, comme une lacune au milieu de la nuit » laissant découvrir au spectateur l’espace sous le plancher du musée, avant de continuer directement sur les folles machines éducatives d’Eva Kotatkova. La suite de l’accrochage déroule alors avec intelligence et justesse un ensemble d’œuvre portant sur la découverte, l’apprentissage, la transmission mais également en contrepoint  le poids du savoir et la rupture des traditions… Une délicatesse que l’on peine à retrouver dans la Sucrière -lieu centrale des festivités- et l’Usine TASE dont la taille réduite de l’exposition pourrait faire douter sur l’utilité d’un lieu aussi excentré…

La suite de l’article en images.

La Sucrière

Le Musée d’Art Contemporain

L’usine T.A.S.E.

11e Biennale de Lyon, Une terrible beauté est née, jusqu’au 31 déc. 2011

Un Trackback

  1. [...] nous pouvons avouer sans peine que la Biennale d’Art Contemporain de Lyon dont nous vous parlions tout récemment nous a parue trop vite expédié… Que faire alors pour rentabiliser à bon [...]

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