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février 2010

SUNN O))) @ l’Aéronef [Lille] – 27.01.2010

Concert à destination musicale des goths et autres métaleux. Rassemblement de cheveux longs, habits noirs et piques en ferrail.

Avec mon petit pull violet et mon pantalon beige je passais presque pour un fluo kid :D.

Autre point à noter : l’odeur. Je n’exagère pas. Avant même le début (et de toute façon ce n’est pas un concert dansant…) cela sentait comme à 6h du matin à une soirée électro ou les enceintes viennent de s’éteindre. Un concert de métaleux se repère donc avant tout à l’odeur (puisqu’un attroupement noir à la limite c’est assez discret).

A cette soirée les boules Quies étaient plus que conseillé. Les organisateur faisaient de la retape pour en distribuer et ils faisaient bien. J’en ai enlevé une un instant pour tester et j’ai cru perdre mon audition instantanément  Seuls quelques personnes osaient braver les basses l’oreille nu, généralement ceux qui avaient les plus beaux tatouages et les plus belles bottes rehaussés :D

La première partie était assuré par le groupe Eagle Twin. Métal à tendance dronien bien que rythmé par une grosse batterie. C’était pas mal même si je ne pense pas que j’écouterais souvent cela chez moi.

Après une petite pause, Sunn arrive avec encore plus d’enceintes sur scène.

Tout d’abord deux guitaristes et un clavier et quelques minutes plus tard un chanteur. A quelques reprises le clavier changera pour un trombone discret mais efficace. Ce concert est complètement saisissant. Une véritable ode à la lenteur. Le corps est immergé dans un « bain de basse ». Tout vibre. J’ai ressentit chaque cm3 de mon corps, c’est trés saisissant. En cela une représentation de Sunn tiens véritablement de l’expérience et touche à certaines pratique de l’art contemporain comme celle de l’artiste Ann Veronica Janssens par exemple.

Il faut bien avouer que le style que se donne les chanteurs (ultra dark, jeux de fumée, capes ne laissant pas voir leurs visages…) n’est qu’un décorum à mon avis inutile, répondant à un cahier des charges pour plaire à un public précis mais en perdant du même coup tout un champ d’auditeurs. Le tout vire presque parfois à un simulacre de messe satanique, c’est dire :D.

Non vraiment, sans tout ces apparats, la musique de Sunn présente un côté tellement extrémiste que je ne vois pas ce qui pourrait les empêcher de jouer dans certains centre d’art contemporain comme c’est le cas notamment du groupe d’électro Pan Sonic.

Tout cela pour dire que malgré mes quelques hésitations lors de l’achat de ma place, je ne regrette pas du tout d’avoir assisté à ce concert envoutant bien qu’un peu douloureux pour le dos (plus de deux heures debout quasiment sans bouger étant une expérience en soi :D).